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Le retour du J9 (2e époque)

mardi 12 avril 2005, par Dabeliou

Samedi 9 avril 2005, nous voici à la dernière étape de notre voyage.

Après avoir joué la première à Accra, nous décidons de frapper le goudron en direction du sud ouest, le long de la mer. Après quelques heures de routes, nous arrivons à Brenu beach qui comme son nom l’indique est une plage. Là, voulant nous rapprocher du roulis de l’eau, nous nous ensablons allégrement avec le J9. Heureusement deux jeunes du coin, viennent à notre rescousse pour nous sortir de là et nous indiquer un endroit où dormir. Il s’agit d’un campement appartenant au village des pêcheurs. Lorsqu’on arrive sur ce petit coin de paradis on nous explique que toutes les chambres sont occupées car il y a un enterrement. Nous décidons de tendre nos hamacs et passons la première nuit entre deux cocotiers à 20 mètres du bord de l’eau.

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Brenu Beach

Le lendemain nous errons dans le village, faisons la causette avec les pêcheurs, rencontrons les membres de la famille du défunt etc...

Puis la fête s’arrête, les gens fatigués par les danses et l’alcool décident de rejoindre leurs maisons et du coup nous pouvons profiter d’une chambre avec pales d’hélicoptère au-dessus de la tête. Le lendemain nous rentrons à Accra en passant par Cape coast ancienne capitale du pays, pour y faire quelques emplettes.

Mardi nous nous installons à l’alliance française de Tema. Là nous réalisons que l’alliance est en fait le premier étage d’un laboratoire d’analyses et qu’il n’y a pas vraiment d’espace pour la ménagerie. Nous décidons alors de nous installer sur une scène improvisée à l’extérieur du bâtiment, juste à coté d’une cantine de quartier, et tentons de la cacher avec tous les bouts de tissus que nous pouvons récupérer de droite et de gauche.

Notre manège semble intriguer les femmes d’à coté qui curieuses s’approchent. Nous leur entrouvrons alors un frigo, et celles-ci se mettent à hurler en courant dans tous les sens, apeurées par la vision du singe en cage.

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Les femmes découvrent les frigos

Nous les filmons et leur montrons les images. L’excitation tourne à l’hystérie et celles-ci se mettent à chanter et danser tout en continuant à touiller la popotte. A partir de ce moment nous avons eu un spectacle non stop des ces cuisinières sur ressorts.

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Le soir nous jouons devant un parterre d’au moins 20 personnes qui pour la plupart ne parlent pas français, et c’est donc en anglais que nous faisons la deuxième représentation de la ménagerie mécanique.

Le jour suivant nous nous installons à l’école française d’Accra. Le but étant de jouer devant toutes les classes de l’école de la maternelle à la troisième le lendemain dès 8 heures 30, nous décidons donc de sortir le soir avec Abdon et Anne. Nous nous retrouvons donc au Baywel, lieu de danse et de concert où les boissons coulent à flots, où les rastamans sont vos amis et où les filles vous donnent l’impression que Arnold Schwarzeneger à coté de nous c’est vraiment une lopette, et finissons la soirée tant bien que mal dans notre nouvel hôtel, chez Madame Lien, grâce à la 205 d’Abdon qui connaît bien la route !

Le lendemain matin nous nous arrachons avec difficultés de notre lit de très bonne heure pour aller retrouver les élèves de l’école française, et réalisons que la chaleur semble plus forte après cette soirée ! Vers la fin de l’après midi nous rassemblons nos affaires et rangeons toute la ménagerie dans le j9 en suivant bien le plan de chargement de Michel M. car c’était la dernière de cette tournée africaine, et qu’il nous faudra demain embarquer le camion sur un bateau.

Le vendredi donc nous allons avec Cephas au port de Tema pour mettre le camion dans un container. Là nous réalisons que le camion est un peu trop grand pour entrer dans un container, et qu’il ne sera alors pas possible de le faire livrer sur Marseille mais au Havre car il n’existe qu’une société qui accepte de prendre le j9 sans qu’il soit dans un container. Cette solution ne nous arrangeant guère nous cherchons d’autres solutions. Nous démontons le gyrophare du J9 et commençons à parler d’enlever les roues pour pouvoir le faire entrer. Peut être dégonfler les pneus serait suffisant, à moins qu’on enlève tout le toit... Nous ressortons pour prendre les mesures et là nous voyons des containers un peu plus gros qui semblent faire l’affaire, nous retournons donc dans les bureaux de SDV pour leur demander s il est possible d’utiliser ceux là, et là ô merveille ils réalisent qu’effectivement ce serait une bonne idée d’essayer de faire entrer le camion dans un container plus grand plutôt que d’essayer dans un trop petit !

Du coup il a fallu annuler la commande du premier container pour en faire livrer un deuxième. Cela fait déjà quatre heures que nous sommes là et il faut encore trouver une solution pour attacher le camion a l’intérieur, mais pour cela il faut d abord que les douanes veuillent bien se décider à venir inspecter le camion.

En fin d’après midi deux personnes finissent par arriver et repartent au bout de cinq minutes avec nos papiers pour les faire tamponner, nous attendrons encore deux heures avant de les récupérer.

Ouf il ne reste plus qu’à faire poser les scellés (une heure) et à faire charger le tout sur un camion en toute sécurité. Je crois que la vidéo se passe de commentaires.

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Chargement du camion

Nous pouvons enfin rentrer à l hôtel. Cephas était très content, car nous avons fait ça en une seule journée alors que d’habitude il faut au moins deux jours pour tout faire !

Bref à la nuit tombante nous rejoignons notre hôtel, et nous nous crashons au fond de notre lit. Demain nous irons au marché de Aboblochi faire nos dernières emplettes et dimanche nous prenons l’avion pour rentrer. Cette fois ci ça sent la fin, à moins que l’avion.