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Carnet de résidence - 8 mars

mercredi 16 mars 2005, par Dabeliou

Nous sommes le 8 mars.... Déjà le 8 mars... Pas vu le temps passer...

Le centre Djelya résonne depuis ce matin des bruits devenus désormais quotidiens, et, même en cette journée de la femme, Sophie ne peut s’empêcher de buriner hardi petit un gros morceau de ferraille... Sur la scène de plein air, juste à côté de la table où je me suis installé, il y a Yacouba, notre couturier ; Michel l’a rencontré sur le marché il y a une quinzaine de jours ; il y tient une petite échoppe et s’est spécialisé dans la couture de sacs et bâches en tous genres. La première commande que nous lui avons passée a été un grand velum pour protéger la scène du soleil. Nous l’avons soutenu par deux longs poteaux de bois tordu et accroché au mur de banco grâce à une rafale d’œillets et quelques ficelles de lieuse entortillées sur de longs clous rouillés.

Il y a 8 jours, Michel a proposé à Yacouba de venir s’installer sous le vélum pour travailler avec nous ; nous lui avons confié notre Singer électrique qu’il a souhaité poser sur son vieux socle à pédale, joli collage de technologies... Chaque jour, patiemment, il coud des tentures et des rideaux de scène sur mesure pour parfaire notre futur « musée de la poule Chitigui » (chitigui en dioula veut dire poilue).

Le centre Djelya est un centre social et culturel de quartier. Il est au cœur de Diaradougou, le village des lions, tout près du marché central de Bobo Dioulasso, ce qui facilite grandement les diverses intendances. Son directeur s’appelle Papa Kouyaté, un homme intègre qui tient cette utopie à bout de bras. Avec les maigres subventions qui proviennent d’un réseau fait de famille et d’amitiés, Djelya vivote ; le centre embauche plus que précairement deux permanents et quelques volontaires locaux offrent aux jeunes du quartier des activités sportives et culturelles gratuites, comme le football, la danse, le théâtre, la capoeira, les percussions. Ils proposent également un soutien scolaire régulier et organisent des distributions de vêtements, médicaments, préservatifs et fournitures d’école pour les plus démunis du quartier. Les enfants seront vite les adultes de demain, rappelle Papa...

Le centre Djelya est également un lieu de création et de diffusion de spectacles ; des manifestations uniques y sont nées comme le carnaval des enfants, ou le festival de contes Yeleen. Papa Kouyaté est aussi un scénographe reconnu ; ses fonctions l’amenant à de fréquents déplacements internationaux, notre président Maestro, amateur de bons mots, lui a flanqué le sobriquet de Papamobile...

Notre président est inénarrable au niveau des bons mots. Il commence parfois au réveil. C’est généralement pour nous une bonne occasion pour quitter la grande table du petit déjeuner, le laisser tranquillement finir son ricoré et d’aller discrètement vers l’atelier pour commencer une activité si possible assez bruyante...

L’arrivée d’O.p.U.S, Papa ne s’en cache pas, a été une manne providentielle même si elle a temporairement désorganisé le fonctionnement du centre. Le loyer que nous versons contre la mise à disposition de la cour et des locaux de travail et d’hébergement a permis de solder quelques impayés et d’entreprendre la construction d’un petit bâtiment annexe où pourra être assuré le soutien scolaire. De plus, une partie du matériel que nous avons acheminé sera offert à Djelya au moment de notre départ. C’est ainsi que la célèbre cuisinière à gaz du voyage finira ses vieux jours sous le petit toit de tôle qui depuis notre arrivée est devenu la nouvelle cuisine du centre. C’est Papa qui a retroussé les manches le premier. Il était 21 heures, c’était le 2 février. Le lendemain matin, une dalle de 30m2 était tirée... Papa est un excellent maçon, et comme aime le répéter notre président contrepèteur, il sait remuer le béton à la tonne...

La cuisinière cohabite dorénavant avec mon ancien frigo, un beau Brandt 2 portes à compartiment***, le top du top d’après le frigoriste qui est venu le dépanner il y a quelques jours. Oui, le problème avec nos frigos, c’est leur difficulté à s’acclimater à la chaleur d’ici, un peu comme nous autres d’ailleurs, et qu’ils ont besoin d’être ventilés, un peu comme nous autres aussi et d’ailleurs... Du coup, il s’est mis à faire très chaud dedans.

Extrait
- Bonjour Mr le frigoriste
- Bonjour Mr Michel, bonjour Mr Pascal, vous allez bien ?
- Oui, ça va, an’tié* , et chez vous ça va ?
- Ca va, an’tié, et la famille, ça va ?
- Ca va, an’tié, okakèné...
- Et les activités ?
- Ca va, okakèné, an’tié aussi
- Et ce séjour, ça se passe bien ?
- Oui, oui, pour nous ça va, disons que c’est plutôt pour notre frigo que ça va moins bien...
- Vous n’avez pas de ventilation ???
- Euh, non...
- Ah, le moteur doit être fatigué car il n’a pas de ventilation, il faut ajouter.
- Oui, oui, qu’à cela ne tienne, ajoutons...
- Quel modèle ?
- C’est à dire, quel modèle... ?
- En fait il y a deux qualités de ventilation : la bonne et la mauvaise.
- Il y a un gros écart de prix entre la bonne et la mauvaise ?
- Non, c’est 10000 CFA la bonne et la mauvaise 7500.
- An’tié, mettons la bonne !

Il revient quelques heures plus tard et installe un ventilateur de bonne qualité.
- Voilà ! il faut attendre qu’il refroidisse avec la ventilation puis il va repartir
- Okakèné ...

Encore quelques heures plus tard...
- Bonjour Mr le frigoriste
- Bonjour Mr Michel, bonjour Mr Pascal, vous allez bien ?
- Oui, ça va, an’tié, et chez vous ça va, okakèné ?
- Ca va, an’tié, okakèné, et la famille, ça va ?
- Ca va, an’tié, okakèné...
- Et les activités ?
- Ca va, an’tié aussi
- Et ce frigo, ça se passe bien ?
- Disons qu’il nous semble qu’il fait toujours très chaud dedans...
- Ah, alors là c’est grave, c’est un problème de compresseur, il faut changer le compresseur...
- C’est possible que vous fassiez çà ?
- Oui, oui, il n’y aura pas de problèmes, ça va marcher.
- Vous pouvez le faire maintenant ?
- Oui oui, quelle qualité de compresseur vous voulez, il y a deux qualités.
- Il y a un gros écart de prix entre la bonne et la mauvaise ?
- La bonne qualité ça vient de France, ça vaut 23000. La mauvaise c’est Nigéria, ca vaut 17500 mais c’est pas bon.
- Au diable les varices, consommons français ! (s’exclame le président arrivé sur ces entrefaites...)

Quelques heures plus tard, Mr le frigoriste revient avec son apprenti et entreprend le changement de compresseur.
- Voilà c’est installé, maintenant il faut mettre le gaz dedans...
- Vous mettez du fréon... ?
- Oui ! vous connaissez çà ?
- Disons qu’en frigo, on se débrouille un peu, un peu, an’tié okakèné ...
- Quel fréon vous voulez mettre ?
- Vous voulez dire qu’il y aurait deux qualités... ?
- La mauvaise, c’est Nigéria, et la bonne c’est français.
- Mettons de la bonne, le roi n’est pas notre cousin ! an’tié okakèné ! (...)

(*an’tié et okakèné, expressions d’origine dioula, très pratiques lors de salutations ou de diverses discussions ; semblent signifier merci et ça va bien merci, mais aussi etcetera ou quelque chose comme ça)

Toujours est-il que depuis notre rencontre avec le frigoriste, nous avons à nouveau de l’eau bien fraîche et parfois même quelques glaçons pour le pastis Bony...

La grande salle polyvalente du centre Djelya s’est rapidement transformée en atelier. Jean Baptiste a tout de suite investi un angle qui lui convenait. Il y a étalé les trésors ramassés le long du chemin (carcasses de chameaux, ailes de goélands, vieux cordages, bois flottés, bouts de trucs et machins rouillés...). Puis il a fixé un étau sur une table fragile, tiré une rallonge et commencé à meuler et à souder... L’ampérage bobolais n’étant pas tout à fait identique à l’ampérage français, le compteur du centre a commencer à gueuler et à bouder. C’est alors qu’Abdou nous a fait faire connaissance avec deux techniques locales : la patience et le trouvage de solutions...

Abdou est le petit frère bobolais de Phéraille (le Phun). Il avait travaillé comme forgeron soudeur avec le Royal lors de la création ici même du petit géant. Nous l’avons embarqué avec l’équipe de phabricants pour la durée de la résidence. En attendant que l’ampérage du compteur soit augmenté, il nous a rappelé qu’on pouvait aussi chauffer le fer pour le former à sa guise ou utiliser un burin pour le couper... Abdou est musulman. Il fait la prière cinq fois par jour près de l’atelier et le bruit des meuleuses ne le dérange pas. Martin, qui aime bien savoir le détail des choses, est très intrigué par ce rituel. Il y a quelques jours, Abdou lui a proposé de lui en enseigner le principe et depuis, il lui arrive de pratiquer discrètement le soir sous sa moustiquaire.

Martin dort en haut. En haut d’un J9. Ils sont inséparables depuis les quelques milliers de km de voyage. Il a garé le véhicule entre 2 manguiers puis il a installé sa moustiquaire grâce à des arceaux de tente fixés sur la galerie préalablement recouverte de morceaux de contreplaqué en guise de sommier à lattes. Pour parfaire son habitation, il a acheté quelques palissades en seko (paille locale). Il les a assemblées à la manière de la cabane du premier des trois petits cochons et il a accroché le tout avec des sangles et des fistrouilles sur le côté du camion. Sous la cabane, il a disposé quelques nattes aussitôt adoptées par Papou, son apprenti mécanicien, qui a trouvé ici un refuge idéal pour les après-midi où la température avoisine régulièrement les 40°. Le caractère rustique et authentique de son habitation intrigue, et depuis peu, il n’est pas rare que quelques touristes viennent photographier le charme de l’habitat traditionnel du « petit griot »...

Michel a persévéré et même amélioré son fameux dispositif en trépied de bambou. Il préfère la fraîcheur du plein air et la scène du centre Djelya devient chaque soir sa modeste chambre à coucher. Il s’est bricolé un lit banquette en bois et le moment venu, il s’y rend et y dépose un étonnant paquetage composé de : un matelas bleu, un drap housse rose bonbon, un drap de soie jaune pastaga, un oreiller de plume de canard recouvert d’une housse rayée bleu-blanc-rouge, une moustiquaire à volant, un jeu de boules Quiès oranges, un masque anti-jour Air-France et un ventilateur 3 vitesses sur pied... Il dit très bien dormir malgré le muezzin de la mosquée voisine.

Le reste de l’équipe se partage les chambres du centre Djelya, avec de temps à autre quelques glissements de couche en fonction des ballades, des arrivées, des départs, ou des montées de température... Ainsi, Boa a-t-il déserté le lit en banco de la case à trois chambres pour profiter au mieux de la fraîcheur relative de la nuit et des bonnes averses de début mars, celles-là même qui les ont expulsé lui et sa moustiquaire sur la table instable de la cuisine en pleine nuit...

Jean-Baptiste s’est installé dans une chambre voisine ; une petite lucarne apporte un peu de lumière sur un petit atelier qu’il n’a pas pu s’empêcher d’installer à côté de son lit, au cas où il se réveille la nuit et qu’une envie pressante le prenne... Fred Parizon lui, s’est aménagé un petit coin très art nouveau dans l’entrée de la case à trois chambres, près d’un aérateur et sous un ventilo à rotule, avec moustiquaire suspendue, natte de plastique tressé, petit banc et petite table. Le confort à la nancéenne, en quelque sorte...

Face à la promiscuité des premiers jours, notre président Luis, alias « papa tranquille », a proposé de dormir sur des morceaux de carton dans l’atelier. Stratégie payante de vieux briscard : le groupe prenant très vite pitié de sa carcasse décatie décida au bout de deux jours de lui attribuer la case royale où il a aussitôt étalé une incroyable collection de kitcheries glanées en cours de route : chemises en tissu béni par le pape, boites d’allumettes à l’effigie du président de la république, poupées de plastique qui font coin-coin et j’en passe ...

La grande case ronde est devenue la maison de presque toutes les filles. Si j’écris « presque toutes les filles » c’est juste parce que certaines ont sans doute trouvé plus suave de partager la couche matrimoniale, comme Lolo et Zazie chez leur Boa, ou Agnès, la fille du joli cadre en plastique en forme de cœur accroché à mon rétroviseur de voiture du maire... La grande case ronde, donc, aura reçu la visite de Sophie, Anne, Marie, Camille et Manon (...prononcez Marion), mais aussi de moi-même, ayant dû céder, après le départ de ma femme bien sûr, ma petite case carrée au griot blanc tout frais arrivé de France : Michel Crespin.

Sophie, c’est Sophie Deck, la maman de la poule Jacqueline. Elle avait aidé André Durupt à accoucher d’une poule barbue il y a quelques années, vous vous souvenez sans doute du grain de sa peau (...à la poule, le grain, le grain de sa peau, pas le grain qu’on picore...). La voilà tout naturellement embarquée dans cette nouvelle histoire de phabricants qui lui va comme un gant : « le musée de la poule poilue ».

Anne c’est notre grande sœur. Voilà plus de 15 ans qu’on bricole des aventures ensemble. Elle a provisoirement abandonné ses cours d’arts plastiques à la ville de Dijon pour s’emburkinaber avec nous quelques semaines. A propos, encore merci à Yves et Francine, des affaires culturelles de la ville de Dijon, de lui avoir permis de nous rejoindre. Anne est venue à Bobo avec sa sœur Marie. Marie est mariée et s’appelle Marie Dijon, c’est comme çà et Yves et Francine n’y sont pour rien, ne les remercions pas. Marie est aussi bonne que sa sœur pour la cuisine et toutes ces sortes de choses d’intendance indispensable au bon équilibre d’un groupe. Durant leur présence, nous devons admettre que la franquette a été très bonne !

Camille est la fille aînée de Michel. Elle est partie il y a quelques jours, à contre-cœur. Après 3 semaines avec nous, elle a dû regagner l’école des beaux arts de Nantes et rejoindre ses cours. Ca nous a fait bizarre de voir partir ce petit morceau de bonheur qui découvrait l’ailleurs pour la première fois. Son regard délicat sur la vie d’ici et cette histoire en construction faisait du bien. Discrètement, au cours de son séjour, Camille a tricoté une sorte de couvoir avec du fil de fer, des petits bouts de grillage, de la ficelle et autres babioles ; avant de partir, elle y a glissé des œufs vidés bien protégés par du coton et du fil marron. J’ai compté, je crois qu’elle en a installé autant que de phabricants...

Ah, au fait, à propos de chiffres, bravo à tous pour ces non-réponses au jeu du devine combien de kilomètres qu’on a fait ?!

C’est pourtant pas compliqué, comme jeu : vous allez chez votre libraire préféré, vous lui achetez une carte (de la marque du gros bonhomme bibendum qu’on voit souvent accroché au rétroviseur des camions garés sur les parkings des restos de routiers) de France, et une carte de la même marque, d’Afrique de l’Ouest. Ensuite, vous vous munissez d’une feuille de papier, d’un crayon à papier HB, et d’une calculatrice de la marque de votre choix. Puis, vous notez les distances respectives entre les points suivants :
- Dijon - Beaune - Villeurbanne - les Tourettes - Sète - Ne vous fatiguez pas à calculer Sète-Tanger, car on l’a fait en bateau, et ça vaut pas - Tanger - Meknès - Casablanca - Agadir - Tarfaya - Laayoune - Boujdour - Laguira - Nouadhibou - Nouakchott - Boutilimit - Aleg - Kiffa - Guerou - Ayoun el Atrous - Boulouli - Nioro - Diema - Didieni - Bamako - Sikasso - Bobodioulasso (ouf !).

Une fois que ça, c’est fait, vous faites une petite addition, et vous envoyez le résultat sur le site du Fourneau ad hoc. Pas plus difficile que ça. Pour le premier prix, on hésite entre votre poids en sable de Mauritanie, ou alors en dolo, bière de mil fermentée, que les Burkinabés non musulmans s’envoient tiède (voire chaud) dans de grosses calebasses, qui pète bien la tête, mais qui n’a surtout pas du tout été la cause du véritable (!) dérèglement intestinal de Tintin la semaine dernière (puisqu’il vous le dit !).

En reprenant la litanie des villes traversées (verset d’un poème que tous les voyageurs du monde écrivent depuis la nuit des temps), me reviennent les images de cette descente à pic, cette route Nord-Sud droite comme un I qui longe l’Atlantique suivant la côte marocaine jusqu’à Nouadhibou. Casablanca, Cap Juby (actuellement Tarfaya) , Port-Etienne (actuellement Nouadhibou). C’était la route qu’empruntaient les avions de l’Aéropostale il y a 70 ans, sur la route de St-Louis du Sénégal, en espérant un jour pouvoir sauter par dessus l’Atlantique, avec, aux commandes, Mermoz, St-Exupéry, Guillaumet, etc... Les dunes du sud marocain doivent être les mêmes que ces gars là survolaient à l’époque. J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour eux, et il me semblait parfois, sur la route, en tournant la tête à droite, entendre le moteur et voir sur les dunes l’ombre du Bréguet 14 qui amenait le courrier à l’étape suivante. Brrr...Malgré la chaleur ambiante, ça me donnait la chair de poule. Chitigui, bien sûr.

Voilà. Après ce petit flash back des Carnets de Voyage venu s’immiscer dans ce Carnet de Résidence, retour à Bobo où les vrombissements que l’on entend ne sont pas ceux de moteurs d’avions, mais ceux des hauts parleurs des mosquées avoisinantes crachotant parfois péniblement la voix des muezzins exhortant leurs ouailles à la prière. Prière que parfois Tintin, euh... mais je crois en avoir déjà parlé plus haut.

Voilà, fin du chapitre sur « comment se faire une idée de nos conditions de vie ici ». Pardon pour ce long silence mais le temps ici prend souvent d’autres dimensions qui ont tendance à nous dépasser légèrement...

Dans le prochain (et sans doute ultime) carnet de résidence, nous tenterons de répondre à certaines des questions que nombre d’entre vous se posent :
- comment évoluent les problèmes digestifs de Martin, alias Mr G.Guyon, le vidalologue de la ménagerie mécanique ?
- comment Boa apprend-il à jouer la musique d’ici ?
- comment Ibrahim a vu jésus alors qu’on lui moulait le visage avec du plâtre...
- comment Semou Konaté, peintre en lettre, a relooké le J9 qui va rentrer en France ?
- comment réaliser une bonne piperade ?
- comment se passent nos dimanches ?
- est-ce que le pingouin n’a pas trop chaud ?
- que veut dire bélé-bélé ?
- qui a gagné le jeu concours ?
- mais qui sont donc Pim’s et Brigitte ?
- que font Amidou, Abdoulaye, Evariste, Omar et Ladji ?
- dans quelle école Luis a t il appris les calembours ?
- combien Moussa a-t-il eu a sa compo d’anglais ?
- Ouagadougou existe-t-il réellement ?
- Est-ce vrai que Michel Crespin envisage d’ouvrir une université du théâtre à 360° en Afrique ?
- mais qu’est ce donc que cette histoire de musée de la poule poilue et quand donc pourrons nous le découvrir ?

A suivre. Bises de nous tous et amékédoni* (*à bientôt en dioula)

Rédaction par Pascou et Boa

18 Messages de forum

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 17 mars 2005 à 21:46 , par Manuela Morgaine

    bonjour à tous
    c’est un baiser de Manuela qui depuis Paris a lu avec grand plaisir vos aventures. Dîtes moi simplement dans quelle région d’afrique vous êtes, je n’ai pas bien saisi avec tout le bordel ambiant et les objets en tous genre, on ne voit pas trop les paysages.
    Je vous embrasse
    le printemps arrive sur paris
    ps une question au griot : sait-il quelque chose sur les Pepel, une tribu de Guinée Bissao (c’est très sérieux)

    • > Carnet de résidence - 8 mars Le 19 mars 2005 à 15:25 , par mr romet

      bonjour madame, en réponse à vos questions, veuillez noter que la résidence de phabrication du musée de la poule poilue a lieu a bobo dioulasso, Burkina Faso, et que le seul pépel que je connaisse habite à Fixin, 21220. il est professeur de mathématiques à la retraite depuis 2 ans et se consacre dorénavant à l’élevage de lapins angoras. Vous trouverez aisément son contact dans les pages blanches au nom de pelletier, ou encore dans les pages jaunes a la rubrique élevage.
      Meilleures salutations, Mr Romet

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 18 mars 2005 à 21:02 , par Floflo

    Anitié les amigos !
    Ah y est, me voilà à Remilly. Contrairement à tout ce qu’on a pu nous raconter là-bas, il faisait plus de 20° à l’atterrissage à Paris hier. Prévoyez des pulls pour l’avion : la clim, ça caille !
    A peine rentrée, je me suis précipitée sur le carnet de voyage, histoire de prolonger un peu l’aventure... J’ai fait l’erreur d’aller m’acheter du riz au superu de Sombernon tout à l’heure. Ca fait un choc. Tout s’est bien passé au retour (j’ai fait la connaissance d’un Algérien qui m’invite chez lui avec mon mari, pour un prochain voyage "vous ites li bienvinus !", et d’une Burkinabè bossant dans l’apport médical dans la brousse...), Al Hassan est super. Ombre de taille au tableau : en arivant au CCF de Ouaga avec ce charmant garçon pour voir un concert, je me suis fait tirer mon portefeuille direct en entrant. Bon. La carte bleue, les 10000 CFA, ça va, mais la carte du numérique avec toute les photos de Remilly à Boulouli, ça fout les boules !!

    Je vous fais des baisers, et encore anitié, éclatez-vous bien. Gros bisou à Moussa, Mohamedi et Touki et les autres !

    FLOFLO

    • > Carnet de résidence - 8 mars Le 19 mars 2005 à 15:29

      Floflo, y’a pas de Touki ni de mohamedi ici, vous devez vous tromper de destinataire, nous n’avons jamais entendu parler de vous ni de votre carte bleue et autres photos de Boulouli que d’ailleurs soit dit en passant alassane a retrouvé après votre départ comme quoi tout va bien et vous pouvez finir votre riz tranquille.
      Ici tout avance vite, dans 5 jours sera la générale du musée de la poule poilue.... on serre les fesses !
      bises de nous tous. pascou

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 19 mars 2005 à 18:38 , par Anne Elisabeth ATOUCIRQUE

    Bon bah ça fait plaisir de savoir que vous regardez un peu ce qui se raconte ici, je réitére donc ma question posée sur le Forum précédent : Est-ce que Papa est rentré à Bobo ? je n’arrive pas à le joindre - Paro doit -être au courant - merci de transmettre des gros bisoux à tout le monde à Djelliya et dire à Junior que j’ai envoyé les photos - merci & à bientôt Annelisabeth.

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 19 mars 2005 à 22:26

    dites donc c’est quand que vous rentrez parce que vous me manquez.
    melle morot

    • > Carnet de résidence - 8 mars Le 20 mars 2005 à 23:13

      ahhhh ! mademoiselle morot !!! devant toutes ces beautés subsahariennes, sachez qu’on ne pense qu’à vous , à votre nez si bien retroussé, votre voix suave et vos jambes si fines ... nous rentrons bientot au bureau , rassurez vous... et nous vous embrassons tres fort, et vous nous manquez aussi, un peu, beaucoup...

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 20 mars 2005 à 15:58 , par la poule d’un doudou trés chitigui

    Dos très chitigui sur une photo,
    Est ce toi mon Doudou ?
    Curiosité de sa poule !

    S’il vous plait, plus de photos de votre musée pour ceux qui sont restés !
    Amékédoni

    • > Carnet de résidence - 8 mars Le 20 mars 2005 à 23:16

      chere poule, ici chitigui... le vrai... je ne sais pas reellement qui vous etes, mais si vous etes celle que je crois que vous croyez etre, c’est bien moi qui vous repond...
      les photos du musée arrivent...
      bientôt...

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 21 mars 2005 à 10:38 , par sandra, ecole primaire g marchais ivry

    dis monsieur romet, tu pourra m’en envoyer des photos avec vous et des lions ou des tigres ou des panteres ou des pumas ou des leopars ou des guepars ou deshyenes si y apas les autres animos avant ou sinon avec des crocrodiles ou d’autres animos ferosses pour montrer a mes copines. merci . j aime bien vos aventures et je vous embasse tous

    • > Carnet de résidence - 8 mars Le 23 mars 2005 à 14:11 , par mr romet

      ma petite sandra ; je vais peut etre te décevoir beaucoup par cette réponse à ta gentille lettre, mais il faut que tu saches quelque chose que tes parents n’osent sans doute pas t’avouer : il y a belle lurette qu’il n’y a plus d’animaux sauvages en afrique !
      Les animaux sauvages d’afrique, comme ceux de la principauté de monaco d’ailleurs, ont tous été dévorés par l’animal phénoménal.
      Ceux que l’on peut trouver aujourd’hui ici sont des animaux dits "importés" comme par exemple la iule, le cochon d’inde ou le basset artésien.
      Voilà.
      Je sais que cette vérité est cruelle mais je sais aussi que tu es forte et que tu sauras l’accepter. Par contre, il faut que tu prennes ton courage à deux mains maintenant et que tu oses demander à tes parents de cesser de te dire n’importe quoi.

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 22 mars 2005 à 11:34 , par Annelisabeth Atoucirque

    bon, bah, y’a rupture de thé sous les manguiers à bobo ou quoi ? STP, Pascal, peux-tu demander à Paro si Papa est revenu de Montpellier ou s’ils ont eu le temps avec Nofou de corriger les bilans avant de les envoyer à Montréal. Autre choses, j’ai cru comprendre a 1/2 mail que Junior ne continue pas l’aventure avec vous, qu’il doit reprendre ses études mais qu’il n’a pas d’argent pour les payer ? excuses-moi de te demander tout ça, mais cela va me faire gagner un temps précieux puisque je ne peux pas les joindre directement en ce moment vu qu’il n’y a plus de connection internet au centre...
    bisatous

    Annelisabeth

    • > Carnet de résidence - 8 mars Le 23 mars 2005 à 14:19 , par mr romet

      mademoiselle ; afin de solutionner au mieux vos difficultés de communication et d’obtenir réponses à vos questions en évitant les intermédiaires, nous vous recommandons d’appeller directement le centre djelya. pour Marion, Fatoumata.

      • > Carnet de résidence - 8 mars Le 24 mars 2005 à 17:01 , par Annelisabeth Atoucirque

        bonjour Fatoumata, merci de m’avoir répondu, mais c’est à Pascal à qu’étaient adressés ces messages ( j’ai rédigé le premier le 12 mars ). En effet dans la mesure où il sagit d’aider un de vos anciens stagiaires qui n’arrive visiblement pas à réintégrer son Lycée suite au stage qu’il a effectué avec vous début mars, et que comme vous le savez, Papa n’est pas à Bobo en ce moment, j’ai pensés que le mieu était de vous joindre directement, mais pour cela je n’ai malheureusement que ce forum.
        Ce serait sans doute plus simple que vous me communiquiez une adresse mel pour finir de régler ça hors forum.
        Cordialement à tous

        Annelisabeth Atoucirque

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 22 mars 2005 à 14:23 , par Quelqu’une qui veut du bien à l’un d’entre vous

    Chers rédacteurs,

    Je lisais joyeusement votre dernier petit bulletin qu’a rien à voir avec la météo mais que j’appellerais bulletin si je veux, lorsque soudain, au détour de quelques-unes de vos annotations, une vision d’horreur m’assaillit, m’écorchant la prunelle, me laminant l’âme et ravageant instantanément ma fraîche mine matinale que j’ai toujours si belle malgré les aléas aléatoires de la vie qui
    virevolte telle l’hirondelle du printemps mais qui revient des fois tel un boomerang mal lancé et encore plus mal réceptionné sur une plage galletée.
    Vision d’horreur donc, vous disais-je, éclatement cristallin de mon coeur qui me met en ce malheureux instant dans l’ intempestive obligation de vous adresser une demande, que dis-je une supplique, et même une supplication où j’en appelle à tout votre altruisme, à toute votre bonté d’âme et à l’intégralité complète de votre sens de la raison raisonnable pour la chose suivante :

    DITES A NIF-NIF alias Gérard GUYON alias LE-PETIT-GRIOT, alias CHUCK, D’ARRETER IMMEDIATEMENT LE DOLO !

    Remettez-le illico au jus de bissa, nectar qu’il affectionne particulièrement, et cessez la contemplation passive de cette nocive ingestion, source, on le sait, de toutes les perditions intestinales depuis la nuit des Temps. Entendez mon appel, vous qui l’accompagnez, et au nom de l’amitié qui vous lie, oeuvrez au plus vite à la survie de cet être cher qui, en obéissant à sa louable nature d’adhésion aux coutumes locales, s’expose
    quotidiennement au risque (bien paradoxal quand même) d’une fatidique déshydratation, et je ne parle même pas des possibilités constantes d’une irrémédiable syncope éthyllique...
    D’autre part et par ailleurs, et ceci est l’objet final de ma requête, je souhaiterais que l’individu sus-nommé modère également ses élans de dévotion musulmane - pour laquelle j’ai le plus grand respect - mais cependant, pour autant que je les trouve jolies et élégantes, je ne trouve en moi, dans mon for intérieur, aucune disposition particulière pour l’acquisition préambulaire au port de djellabas printanières.

    Voilà Messieurs, je laisse la vivacité de votre esprit et la promptitude de votre imagination s’atteler au combat des Forces du Mal, vous saurez j’en suis sûre, trouver les mots et les gestes adéquats pour mettre un terme à ce malheureux égarement.
    Sur ce, sachez qu’en même temps que ma reconnaissance infinie, je vous envoie mes salutations les plus respectueuses (même si je n’oublie pas que, quand même si on en est là, c’est bien de votre faute, hein ?!) et je vais même jusqu’à vous souhaiter le meilleur du meilleur pour tout et pour tous.

    Ps : Dis-donc Boa, t’en avais encore pas assez fait avec les jumelles, il a fallu qu’en plus tu perdes le téléphone ???

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 22 mars 2005 à 16:17

    C’est sympa de suivre vos aventures et même si je ne connais que l’un d’entre vous, ça me fait tout chaud de vous voir tous suer sous la chaleur Africaine !! Bravo pour vos réalisations que l’on ne voit guère et pour toutes ces histoires un peu magiques que vous ne nous contez pas.....
    Sandrine

  • > Carnet de résidence - 8 mars Le 24 mars 2005 à 10:59 , par I.A.K.A.P.A.

    cher monsieur ROMET

    Je tiens à vous féliciter pour la mise en place du musée de la poule chitigui et je souhaite toute la reussite à ce projet, et à vous tous qui y avez participé

    mais à quand un musée du pingouin dépoilé...!!!!

    I.A.K.A.P.A.
    (Institut d’Amelioration de la Kalité Artique du Pingouin en Afrique )

    • > Carnet de résidence - 8 mars Le 26 mars 2005 à 17:56

      cher monsieur l’aplatisseur de voitures... (ouiouioui car je sais bien que c’est vous qui vous vous cachez derriere le sobriquet de le pingouin !) je dois vous dire que je vous remercie au nom de l’AAAA pour vos encouragements sans failles qui ont ponctué notre expédition, c’est comme si un pingouin avait sans cesse été accroché à nos rétroviseurs.
      vous continuerez donc l’aventure africaine par procuration grace a messieurs Pilé et Lamarche, éminents guides du conservatoire des curiosites ; ils ont pour mission d’acheminer votre pingouin en fer forgé jusqu’a l’océan le plus proche, j’ai nommé les plages du Ghana, en effectuant quelques étapes dans les alliances francaises de Kumasi et d’Accra.
      bien a vous et a la revoyure
      mr romet