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Au pied de "La tour dorée" à Camaret

Gardienne du littoral armoricain.

samedi 29 mai 2010, par Yffic Dornic

Le périple continue avec le port de Camaret qui reçoit "Mari-Lizig". Nous sommes le 22 mai 2010. De multiples péripéties vont s’y passer que nous vous narrons ci-dessous.

Une vieille cité dénommée Kamelet puis Camaret.

On n’a qu’une vague idée des premiers groupements humains aux environs de ce lieu, mais les alignements de Lagatjar prouvent que cette région était habitée, il y a des millénaires. Camaret semblait être, environ 2500 ans avant J.-C., un important centre religieux. En 1776, on dénombrait encore quelques 600 menhirs, ce que le rendrait aussi important que Carnac dans le Morbihan. (Source wikipédia)

Sa dénomination vient des mots bretons kamm et red signifiant courbe dans le courant. Au IVème siècle un ermitage s’installât sous la volonté de saint Riok. Elle devient paroisse en 1692 sous l’autorité de l’évêché de Cornouaille.

En 1694 les anglais y sont défaits après débarquement et malgré leurs nombreux navires munis de chaloupes déversant 1300 combattants. La stratégie de Vauban y ayant fait construire une tour armée de canons venait de payer. L’ennemi se fit massacré ou emprisonné. En plus de cette déroute les forces anglo/hollandaise subir une tempête qui se chargea d’anéantir leur flotte. Louis XIV donna, alors, le titre de Custos orae Aremoricae a la ville de Camaret suspendant l’impôt sur les feux (fouages).

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Le port doté de la fameuse "Tour Vauban".

Pour la suite de son évolution reportez-vous sur les sites traitant de cette agréable ville finistérienne.

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Photo archives municipales de Camaret.
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Photo archives municipales de Camaret.
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photo Raymond Brélivet.

22 mai 2010 une chaloupe kerhorre...

Arrivée et rencontres.

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Quelle heure est-il ? Photo R.B
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Chanterait-il la mer ? Photo R.B
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C’est bath non ? Photo R.B
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Tas de pois ? Photo R.B
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Auteur Michael Rapp. Année 2008.
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Photo R.B

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Sur les pontons.

Mettez plutôt les voiles !!

Il s’est passé un incident des plus décalés sur Mari-Lizig. Y a-t-il un responsable ?. Voici les faits avec preuves à l’appui ... à vous de déduire.

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Ben alors ? Ca peut arrivé à tout le monde !
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Un marin, dans le bain, extrait le moteur de ses mains !
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Ils vont me réquisitionner... pour sûr !
Dire... sous un soleil pareil !! sites/carnetsdevoyage/IMG/flv/putin_de_moteur.flv
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C’est moi le capitaine ! Mon père sera le bosco !

Confidences de Sébastien.CAMARET

David Pliquet, qui nous accueillait pour la mairie, était un peu inquiet. Il était venu la veille à Lanvéoc, et ça ne l’avait qu’à moitié rassuré.

Nous nous sommes échoués au Styvell, petite plage en fond de port, ancien haut lieu de la construction navale à Camaret, aujourd’hui haut lieu de la gastronomie, après avoir traversé les bassins à la voile, ce qui est interdit depuis longtemps.

Encore un tableau idéal pour jouer, le port et la Tour Vauban en toile de fond, de quoi consoler les spectateurs qui décrochent parfois.

Nos amis de Lanvéoc sont venus, des anciens et des jeunes, concrétisant ainsi un des objectifs de Raymond : relier les ports entre eux par l’entremise de ce clown Penn Sardin.

Peu de monde à Camaret. Pas qu’au Styvell, sur le port en général. Mais une belle ambiance, intime, chaleureuse. Quantité vs qualité…

Je retiens surtout ces trois vieilles femmes, qui sont restées deux heures (elles ont faillit partir, découragées par la fraîcheur du soir, mais je les ai retenues en leur filant mes vestes Cotten pour qu’elle se couvrent. Elles n’acceptent pas facilement qu’un étranger leur file un coup de main…).

Elles m’interdirent dès le début d’évoquer la mort en parlant de la mer, je n’ai pas su tout de suite pourquoi, mais j’ai senti que c’était… du vécu.

J’en ai parlé quand même, en douceur, et elles ont écouté, ri, applaudit. Elles m’ont remercié de tout leur cœur à la fin, et pas que pour les vestes. Nous avions fait un chemin l’un vers l’autre, c’était beau.

Nous avons fini la soirée chez les Frères de la Côte, des Kerhorres immigrés à Camaret, et David, de la mairie, nous a promis qu’on reviendrait.

Oui, oui l’on sait que ce n’est pas fini !!! Les vidéo-mans nous confient, sous peu, leurs œuvres. A+