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Yffic Cloarec, des chaudières au Fourneau

jeudi 28 avril 2005, par Laurent

Peux tu raconter les grandes lignes de ton parcours jusqu’au Fourneau ?

Il était une fois...

J’ai fait un bac E, à St Jo à Landerneau. De mon temps E c’était l’équivalent de C avec la technique en plus, on faisait du dessin et de la mécanique. Après j’ai fait un an en école d’ingénieur à côté de Paris, à Compiègne et j’ai arrêté donc je suis revenu Brest. J’ai fait un IUT mécanique pendant 2 ans, et ensuite j’ai travaillé pendant 6 ou 7 à l’APAVE où je faisais des contrôles de sécurité sur des appareils à pression d’air et de vapeur. J’ai fais ça pendant 5 ou 6 ans, c’était pas passionnant, donc en 89 je me suis inscrit à l’ENSM à Nantes (l’école supérieure de mécanique), une école d’ingénieur que l’on pouvait intégrer en deuxième année dans le cadre de la formation continue.

J’ai donc un diplôme d’ingénieur en mécanique option robotique. Pour la robotique il fallait aller travailler à Paris mais j’avais envie de rester sur Brest. Donc j’ai trouvé une formation d’informaticien, un Master en informatique industriel à Sup telecom, j’ai fait ça pendant un an.

Après je pensais trouver du travail parce que censément en informatique il y avait beaucoup d’opportunités d’emploi, mais juste à ce moment là il n’y avait plus de boulot. J’ai fait neuf mois de chômage et ensuite j’ai été recruté par une boîte d’informatique industriel, une filiale de Thomson pour travailler à l’Arsenal. J’y ai travaillé de 1992 à 1999. La dernière année je l’ai faite à mi-temps entre cette boîte et le Fourneau

...et je me suis marié j’ai eu trois enfants.

En comparaison de tes précédentes expériences professionnelles que retiens tu de ton travail dans une association ?

C’est pas du tout la même ambiance. L’informatique c’est un milieu assez spécial quand même. La mentalité c’est un peu « je me met en avant », « j’écrase les autres ». C’est donc assez loin du milieu associatif culturel où les gens sont plus ouverts aux autres, ils dialoguent plus.

Au niveau relationnel dans l’autre boîte c’était faible, on étaient vingt à travailler dans un hangar sans fenêtres dans l’Arsenal. A la fin j’étais tout seul, j’étais le dernier qui ait survécu. Passer de ça où j’ai travaillé un an tout seul, au Fourneau à rencontrer plein de monde, tous les artistes qui viennent ici, il n’y a pas photo ça c’est sûr. Mais après dans d’autres boîtes où tu rencontres des clients je pense que ça peut être plus sympa, mais une boîte d’informatique pur c’est ..... Il faut être mordu, les gens ne restent pas. Après ils vont ailleurs, dans des boîtes plus grosses, ils changent de métier. Il n’y en a pas beaucoup qui font de l’informatique pure pendant des années et des années, t’en a marre de causer à ta machine tout seul, faut vraiment être fêlé.

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