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Le Fourneau se retire du Pays de Morlaix

1er février 2011 - Actus

Réuni le dimanche 30 janvier 2011 à 11H11, le Conseil d’administration de l’association Le Fourneau, Centre National des Arts de la Rue, a voté à l’unanimité la décision suivante :
"Les conditions à minima d’un partenariat constructif, garantissant l’indépendance artistique du projet "Théâtre de rue en Pays de Morlaix" n’étant plus réunies, les membres du Conseil d’administration de l’association ont demandé à l’équipe de direction du Fourneau de cesser ses activités en Pays de Morlaix et de travailler avec les autres partenaires institutionnels à l’écriture d’une nouvelle convention du Centre National des Arts de la Rue".

Cette décision a été signifiée par courrier le lundi 31 janvier au Président de Morlaix Communauté et communiquée aux 28 Maires de l’Agglomération .

> Retour sur les épisodes qui ont précédé cette décision, c’est par ici + Dossier chiffré sur les données et les enjeux de la saison Théâtre de Rue en Pays de Morlaix, c’est par là + Revue de presse .

Illustration : Dessin signé Tramber, paru dans le Télégramme le 7 août 2010.

51 commentaires

  • 1er février 2011 11:47, par Le Fourneau

    A consulter également les Forums de  :
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    - Le Telegramme
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  • 1er février 2011 11:49, par Yannick Besnier

    C’est avec un immense regret que nous quittons ce territoire du Pays de Morlaix, après 14 années d ’histoire, avec ses habitants, ses acteurs associatifs, les artistes, ses élus, et les centaines de milliers de spectateurs.
    Nous nous apprêtions à fêter son quart de siècle en rappelant celles et ceux qui de son origine à ce jour ont donné de leur temps et de leur énergie pour faire du FAR un évènement prestigieux et reconnu au niveau régional, national et international.
    Nous avons eu le sentiment d’apporter une pierre à la construction et au développement de ce territoire, d’avoir participé à le rendre attractif, d’avoir sensibilisé un grand nombre d’habitants à ce que sont les Arts de la rue, d’avoir provoqué de l’émotion, de la curiosité, titillé l’imaginaire des spectateurs de plus en plus nombreux.
    J’ai ressenti du plaisir pendant 14 années à être un citoyen Morlaisien actif pour ma ville , le mot qui me vient à la bouche au moment de prendre avec le conseil d’administration, cette grave décision, est : quel gâchis !....

    Yannick Besnier,
    citoyen morlaisien et Vice Président du Centre National des Arts de la Rue le Fourneau

  • 1er février 2011 14:17, par GIOGIO

    Bonjour et tristesse, Nous sommes allés à Morlaix au festival
    en 2010, que de joies et d’émotions, nos 4 enfants ont ri,
    applaudi, posé des tas de questions sur les "dessins tableaux"
    de la nuit, je vais leur apprendre que Morlaix est fini !
    Bien sur, nous nous rattraperons sur les jeudis de Brest, mais
    quand même. Quelle déception !
    Courage au Fourneau !

  • 1er février 2011 14:23, par Jackà Maré Spino

    C’est une décision courageuse et honnête. Elle vous aidera à mieux rebondir, j’en suis certain.

    Jackà Maré

  • 1er février 2011 14:34, par Fabrice Grossi

    Cette histoire ressemble à un beau raté. Il serait intéressant d’en connaître l’analyse sereine que peut en faire le Fourneau.
    J’ai eu des échanges avec des élus de Morlaix communauté qui n’ont pas le même point de vue sur la chaîne des responsabilités que celui exposé par la direction du Fourneau il y a quelques temps sur le site.
    J’ai alors soutenu par un commentaire le Fourneau. Je continue de le faire car je pense que les compétences d’organisation d’un tel événement n’est pas qu’une question technique et pécuniaire, mais aussi une compétence culturelle, celle des arts de la rue, de programmation, de connaissance des réseaux et de ce qui naît partout en France et en Europe.
    Je pense qu’effectivement, comme l’a souligné le président de Morlaix communauté, Morlaix communauté a la capacité d’organiser autre chose avec le budget dégagé, mais la dimension d’"animation" et de "joie dans la rue" prônée par ce même Yvon Hervé ne laisse pas auguré la même dimension artistique c’est-à-dire culturelle.
    J’aimerais maintenant que le Fourneau fournisse son analyse des événements afin que de notre côté nous puissions débattre au sein de Morlaix cmmunauté.

    Fabrice Grossi, élu de Plouezoc’h

  • 1er février 2011 15:03, par Kiki Paquier (La Marguerite d’Envie de Famille)

    Quelle tristesse ! Nous sommes venus au Fourneau avec Art Tout Chaud et pour moi, Le Fourneau est une perfection du genre ! Les bras m’en tombent et j’ai envie de vous dire toute mon émotion... Espérons que vous trouverez l’énergie en vous pour rebondir encore mieux, mais quand même !... Comment est-ce possible ! Comment en arrive-t-on à des choses comme çà ? Un grand salut et un grand bravo à vous chère Michèle et cher Claude ainsi qu’à toute l’équipe superbe et magnifique pour tout ce que vous avez fait et tout ce que vous ferez encore !
    Bises

    Kiki

  • 1er février 2011 15:08, par Des Arts Sonnants

    Il est toujours triste de voir un événement et une structure phare se séparer brutalement de leur territoire d’origine. D’autant plus que, quoiqu’en disent beaucoup d’élus, les institutions territoriales n’ont généralement que peu de compétences à relancer un "autre chose" aussi pertinent.
    C’est ainsi que de grands vides culturels et artistiques se créent dans nos cités, dans le cœur de leurs habitants et des personnes qui venaient tout spécialement pour jouir de l’événement.

    GM

  • 1er février 2011 16:27, par Roberto

    Bien sur que c’est infiniment triste, c’est aussi laid et très bête, s’il faut donc en parler au passé, je dirais que cela ne correspondait pas tout à fait aux loisirs préformatés et souvent télévisuels qui rassurent nos maitres.
    Personnellement je n’y avais rencontré ( au FAR) ni professions de haines où autres apologies crapuleuses, je n’ai rencontré en ces soirées, que de braves gens heureux d’être ensemble, satisfaits de se côtoyer et de se parler, en partageant des moments uniques et universels.
    Mesdames et Messieurs du Fourneau, l’on va vous charger des pêchés de la terre, faites donc le gros dos, vous avez satisfait à votre contrat, si vous eussiez persisté, on vous aurait brisé les reins d’une autre manière, le procédé est connu, vous le savez bien... faites nous donc plaisir, "persistez et n’arrêtez jamais", nous serons toujours auprès de vous, vous avez remarqué en ce moment, ce vent un peu fou, ce vent de liberté qui souffle pas si lointain au fond, vers l’est, et venant de l’Orient. Moi il me fait chaud au cœur, voici qu’il en terrorise certains...

    Roberto

  • 1er février 2011 16:35, par Lucienne et JM Nayet

    Lettre ouverte à ceux qui pensent nous gouverner !
    Il y a de la joie, mais de la joie pour qui ?

    On voudrait nous faire croire que le Fourneau porte les responsabilités de son départ de la communauté de Morlaix, quelle ineptie !
    Le Fourneau qui nous a apporté des joies, des rêves, de la magie, de l’utopie et de la convivialité sur « notre » territoire fera dorénavant rêver ailleurs.
    Démocratie, culture sont des mots qu’ignorent le Président de la Communauté d’Agglomération.
    Au mot « culture » il répond, « argent es tu là ? », il répond « le FAR monopolise la rue », il répond « la qualité et la quantité se sont pas toujours au rendez-vous », il répond « on est déçu par certains de leurs spectacles »
    A ma connaissance nous n’avons jamais rencontré, au moins depuis deux ans, un élu de Morlaix ou un représentant de la communauté lors des débats publics qu’organisait le FAR.
    Désintérêt ou peur d’affronter le public et les professionnels ?
    Depuis quand, et où les élus choisissent les programmes d’une manifestation culturelle, depuis quand les élus s’instaurent-ils critiques, depuis quand les élus sont-ils démangés par une censure vengeresse : c’est moi qui paye j’ai tous les droits ? « la DRAC peut faire un commentaire, mais ce pas elle qui apporte le plus d’argent », « on trouve que les arts dans la rue c’est cher ».
    Vous ne devriez pas oublier que nos impôts servent aussi à financer ces évènements, n’oubliez pas non plus que vous êtes seulement nos représentants ; nous avons notre mot à dire, hélas nous ne sommes jamais sollicités.

    Pour la démocratie parlons en :
    • en novembre 2010, la communauté de Morlaix dénonce, avant terme, une convention qui expirait 2013
    • on insulte les artistes et on les somme de se taire
    • que penser de la liberté créatrice de l’artiste si c’est un élu qui décide des spectacles
    • quand le public est-il consulté (40 000 spectateurs en 2010) ?
    • on sape sans état d’âme des fondations érigées il y 25 ans

    Nous n’arrivons pas à comprendre le sens de votre politique culturelle, mais ce que nous constatons c’est que la droite applaudit pleinement (on est pas étonnés) ; étrange soutien pour une majorité qui se dit de « gauche »
    Lors des élections, nous citoyens faisons des choix, non pas sur le fric mais sur des idées et des valeurs susceptibles de nous enthousiasmer.
    Comme dirait un certain M Hessel « Indignons nous »

    Ceux qui ne savent pas où ils vont sont surpris d’arriver ailleurs. (Pierre Dac)

    
Nota : Les textes entre guillemets sont extraits des journaux locaux

    Lucienne & JM Nayet

  • 1er février 2011 18:36, par Erell

    Triste nouvelle.

    Arrêter "Le Far de Morlaix", un Festival qui grandissait de plus en plus et nous faisait en voir de toute les couleurs.

    Un grand merci à Claude et Michèle, au Fourneau, pour nous avoir fait partager ces grands moments magique au Pays de Morlaix.

    Erell

  • 1er février 2011 18:49, par Coralie

    Félicitations pour cette décision sans aucun doute difficile à prendre.
    Comme c’est navrant ces commentaires au sujet des commerçants (et pourtant j’en suis !) et des retombées économiques !
    Il va nous rester à Morlaix des "animations à la Sarko" avec des kermesses, des bals pops, des démonstrations de country et autres soirées abêtissantes !
    Tant pis si c’est tout ce que nous méritons.
    En espérant vous voir tout de même dans les rues cet été car c’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la rue qu’est à nous !
    Salutations.
    No culture, no futur !

  • 1er février 2011 21:57, par Michèle Bessé

    Quel dommage !
    Bon courage à vous et merci beaucoup pour tout ce que vous avez pu apporter aux humbles. La culture à la portée de tous, c’est fabuleux.
    Les élus de Morlaix mériteraient une nouvelle fois le prix UBU, après avoir emprisonné un arbre, ils emprisonnent la culture.
    je suis de tout coeur avec vous et j’espère vous retrouver dans d’autres rues.
    La rue est à nous et doit le rester.
    Amicales salutations.

  • 1er février 2011 22:26, par Françoise Morizur

    En épitaphe…
    Pour feu le FAR, une mofette du Président de Morlaix communauté :
    De plus en plus minable ( la qualité ?), et pingre ( la quantité ?) …
    A aucun moment n’a été prise en compte la dimension d’humanité d’un festival comme le FAR qui brasse et embarque tous les genres, les âges, gens humbles et gens riches, vacanciers, travailleurs, chômeurs, dans une même fête en partage d’émotions et de bon vivre ensemble.
    On n’achète pas un festival comme on choisit un feu d’artifice sur catalogue.
    On ne fait pas rire les gens sur commande, on ne les fait pas rêver non plus, et surtout pas avec les gros sous de quidams aux dents longues sortant du bois en présentant ostensiblement leur chéquier...mais où étaient-ils, ces financiers, dans ces temps difficiles ? Que ne les avez-vous convaincus, chers élus éclairés, d’apporter leur écot à une manifestation populaire, iconoclaste, inventive ? Ils capitalisaient, sans doute…pendant que nous dilapidions les arts sur le pavé…
    Gens élus du peuple du pays de Morlaix,
    vous avez, pour certains d’entre-vous, dans une posture grégaire permis la casse d’un espace de liberté,
    dédaigné une égalité,
    balayé d’un revers de main une fraternité.
    Vous êtes… passés à côté.

    Françoise Morizur

    mofette : émanation de gaz carbonique, dans certains terrains volcaniques

  • 1er février 2011 23:10, par David M

    Le regret de ne pas avoir soutenu le FAR autant qu’il aurait fallu.
    Le regret de ne plus revoir ces silhouettes qui savaient préparer, encadrer et se faire discrètes lorsque les artistes rentraient en scène.
    Merci d’avoir fait le bonheur de mes enfants et d’amis d’autres régions ; ils ne seront plus jamais les mêmes, mais comment leurs expliquer que "l’ami" de l’été ne reviendra plus ?
    Récemment, mon fils de 8 ans me disait de but en blanc :
    " le far c’est aussi les SDF qui nous invitent voir un spectacle chez eux ", ça en dit long sur l’empreinte et l’ouverture au monde que cette manifestation peut provoquer... depuis ces 3 ans il dit être et est circassien.
    Merci "l’ami" tu nous as donné tant de bonheur

    David M

  • 2 février 2011 09:41, par jessica

    Quelle immense déception....
    Pour un peu, je regretterai presque de n’avoir connu le FAR que très récemment... bénévole depuis 2 ans, c’était avec une grande impatience que j’attendais de m’engager dans l’aventure pour la 3ème année consécutive...
    Je vous souhaite de trouver un nouveau "terrain de jeu", même si je me doute que les démarches ne seront pas simples... et m’engage à vous suivre où que vous partiez !!

    Jessica

  • 2 février 2011 10:07, par un directeur d’un cinéma d’art et d’essai morlaisien

    Quel dommage pour le Pays de Morlaix et ses habitants,
    Quel dommage aussi pour les nombreux curieux venus d’un peu partout qui nous rendaient visite chaque été à l’occasion du FAR...
    Salutations amicales et solidaires à toute l’équipe du Fourneau !

    Un directeur d’un cinéma d’art et d’essai morlaisien

  • 2 février 2011 14:29, par Pierre Bonnaud, secrétaire de la Fédé Breizh, Fédération des Arts de Rue en (...)

    N’oublions pas qu’un festival, c’est un jardin : on prépare le terreau, on choisit les graines, on bichonne les pousses et on vénère les chênes !
    Et si certains éradiquent les orties, d’autres connaissent leurs nombreuses vertus...

    Il faut du savoir faire, de la patience, de l’intelligence et de l’amour !
    C’est en tous cas ce que j’ai ressenti a chacune de mes visites au Far.
    Bravo a cette équipe qui a préféré tout arrêter que de partir sur la pente du compromis.

    L’heure est à la tristesse, et au sentiment de terrible gâchis,
    Alors faisons résonner notre colère auprès des responsables,
    Et soyons attentifs...

    Toute cette énergie, condensé des émotions et des efforts partagés par le public, les acteurs et les passeurs s’est dispersée... Mais elle n’est pas perdue pour autant.
    Tout reste a inventer !

    Pierre Bonnaud,
    secrétaire de la Fédé Breizh, Fédération des Arts de Rue en Bretagne

  • 3 février 2011 09:45, par Sham

    Morlaix et ses habitants se séparent d’un bien précieux.
    La ville devrait être en deuil devant un tel évènement.

    "Ah c’était bien ce festival ! On a vu de ces trucs ! Tu t’rappelles ?"

    Les commerçants vont faire la tête aussi :)

    Bref : n’importe quoi !

    Une pensée pour toute l’équipe du Fourneau et en particulier Claude et Michèle.

    Continuez à passer.

  • 3 février 2011 10:40, par Christine

    Pitié, revenez ! Morlaix a besoin de vous , sans le FAR, la ville est morte .... 25 ans qui tombent à l’eau alors que cette date aurait du etre une apogée de la présence de la culture visible et accessible à tous !
    Quel dommage que ce soit encore des histoires de fric qui viennent entacher les relations humaines !!!....

  • 3 février 2011 11:33, par Jean-Luc Prévost (D.Artistique des Goulus)

    Quel gâchis a écrit le président du CA du Fourneau. Oui, quel Gâchis. Encore une preuve des limites de compétence du politique, avec vision par le petit bout de la lorgnette. Comment Mesdames, Messieurs les Politiques pouvez-vous vous couper d’un événement qui était de plus en plus connu et reconnu en France, mais aussi en Europe ? N’en avez vous aucun retour économique (avec 40 000 spectateurs) pour le pays de Morlaix ? N’avez vous aucun plaisir ni aucune satisfaction de voir vos électeurs se serrer les uns, les autres pour assister avec bienveillance et enthousiasme à des spectacles épatants ou en devenir ? Je ne suis allé qu’une seule fois chez vous, mais j’ai été impressionné par l’éducation et le respect d’un public large. Dommage pour vous mais croyez bien qu’avec Internet, la mémoire courte n’existe plus. J’ose espérer que vos électeurs se souviendront de votre inconséquence et de vos choix uniquement basés sur de petits calculs de boutique.

    JLuc Prévost, directeur artistique des Goulus (commentaire également écrit sur Libé Rennes)

  • 3 février 2011 12:19, par Fédération Nationale des arts de la rue

    Communiqué de la Fédération Nationale des arts de la rue - 2 février 2010

    Une fois de plus, au delà des affaires de gros sous, se poursuit cette sourde querelle entre ceux qui défendent l’idée des Arts de la Rue - avec toutes les ambitions et les exigences qu’implique le mot Art - et ceux qui, de toute évidence, n’en attendent qu’un divertissement.

    Une dyarchie récurrente qui est le quotidien de maintes compagnies et leur permet, au demeurant, de toucher des publics vastes et mélangés. Mais quand l’un nous fait vivre, l’autre nous fait avancer. L’ambition de l’art nous est consubstantielle, aussi nécessaire que l’air pour grandir et persévérer.
    Et le public le sait, qui se presse nombreux à nos projets les plus ambitieux.

    Le Fourneau, depuis des années, est animé par une haute opinion de la nature artistique des spectacles de rue, de leur importance culturelle sur les territoires et des exigences que cela comporte. Année après année, ils n’ont eu de cesse d’étayer cette conviction en se donnant les moyens de la faire vivre, notamment, au pays de Morlaix.

    Qu’ils soient ici salués et remerciés par la profession pour leur constance et leur engagement dans ce sens.
    Ceci nous rappelle qu’aucune position n’est sûre, aucun dispositif immuable et qu’il nous faut sans cesse remettre l’ouvrage sur l’établi, solidifier nos convictions, développer nos positions.

    Le Fourneau n’aurait pu continuer à Morlaix sans se désavouer. Leur décision courageuse est tout à leur honneur. Nous ne doutons pas qu’ils trouveront ailleurs d’autres territoires pour y développer ce que nous défendons tous.

    La Fédération Nationale des arts de la rue

  • 3 février 2011 12:47, par Marion René

    Morlaix en les doigts
    Morlaix et son territoire bénéficiaient grâce au Fourneau de l’incarnation d’une politique en faveur de la culture et des Arts de la Rue reconnue sur un plan national, voire européen.
    Ce choix politique va priver l’ensemble des publics et des populations d’un temps fort majeur et apprécié. Les apports économiques et d’image assurant une lisibilité de la ville vont désormais s’arrêter.
    Nous nous interrogeons encore sur les raisons qui ont prévalu un tel choix.
    Dans une simple logique comptable, cet événement bénéficiait à tous, y compris aux personnes exclues habituellement du champ culturel, et à l’heure où on évoque la démocratisation de la culture comme un objectif nécessaire à la vitalité des hommes et des territoires, nous ne pouvons que contester une telle décision, en espérant qu’elle ne soit pour le coup totalement irrévocable.
    Que des élus aient des appréciations diverses sur le contenu des programmations est un faux problème. Nous constatons que le Fourneau a permis à ce territoire d’offrir des choix artistiques assumés et exemplaires.
    Je souhaite que les élus de tout bord et la population mesurent les conséquences d’une telle décision… le Fourneau se retrouve aujourd’hui contraint, et toute la population va subir, c’est à la fois injuste et inadmissible.
    En tant qu’agence de développement artistique, travaillant tant en France qu’à l’international, nous nous montrons totalement solidaires au Fourneau et appelons les habitants de Morlaix à ne pas s’en mordre les doigts…

    René Marion
    l’A-GENS

  • 3 février 2011 14:30, par Comité de vigilance et de résistance locale

    Plus de Far à Morlaix... La faute à qui ? Aux élus du pays de Morlaix.

    Pendant que nous surveillons le sommet de la pyramide, il y a à la base du millefeuille, des personnes non élues par nous, qui exercent un abus de pouvoir sur notre vie au quoditien, qui savent ce qui est bon pour nous... avec notre argent...
    Notre collectif demande à ces élus de faire preuve de courage et de présenter leur démission....

  • 3 février 2011 14:35, par Gilles Binet

    Bien sur … .On ne peut pas ne rien dire
    Nous sommes vraiment tristes de la situation culturelle morlaisienne actuelle et de la fragilisation de la structure le Fourneau
    Nous pensons d’abord à toute l’équipe du Fourneau . qui a tant travaillé généreusement aux Far et Mai des Arts.
    Ces événements , pour critiquables qu’ils soient comme tous projets , ont marqué le territoire et ses habitants par un professionnalisme reconnu par tous.
    Alors qu’ils disparaissent , remplacés par d’autres formes de présence culturelle ?
    Pourquoi pas ? Les arts de la rue ne sont pas le seul media culturel respectable.
    Mais la façon dont les choses se passent aboutit pour Morlaix Communauté à une très grosse perte de budget culturel et pour le Fourneau à une mise en danger de sa structure.
    Ou donc est le positif ?
    Il y a 20 ans ,maintenant , notre compagnie naissait grâce au Festival des Arts de la Rue et
    à son directeur Yvon Diraison . Nous avons vu ce festival et son directeur bousculés , le théâtre de Morlaix fermé pendant des années . Nous avons vécu ce désert culturel .
    Le Fourneau a repris le festival remettant Morlaix dans un présence culturelle nationale et internationale …..et le théâtre a réouvert ses portes avec une programmation cohérente. Nous avons vu il y a peu s’écrouler le projet du théâtre avec une perte importante des financements culturels .Nous voyons se rejouer la même scène avec FAR et le Mai des arts .
    A l’heure ou les budgets culturels se rétrécissent ,la sagesse n’aurait elle pas voulu que le pays de Morlaix se garde les moyens alloués (départementaux nationaux et régionaux) d’une politique culturelle ?
    Alors bien sur d’autres projet naitront, mais trouveront ils demain les moyens qu’on laisse s’envoler au vent aujourd’hui ?

    Gilles Binet
    Cie Schpouki Rolls

  • 3 février 2011 14:44, par Valérie Grandmougin

    Les histoires d’amour finissent mal ... en général ...?

    Quelle tristesse à l’heure du divorce de ne pas réussir à retrouver la mémoire de l’alliance , le souvenir du vécu heureux, de ne pas pouvoir objectivement faire un constat partagé de l’histoire , des doutes, des erreurs, des lassitudes , des griefs , des envies de nouveauté , des incompréhensions .... autant d’étapes sûrement obligatoires dans un partenariat de longue date .

    Je pensais que les séparations difficiles n’étaient le lot que des petits individus aveuglés par leurs états affectifs , je me rends compte que des structures civiles peuvent vivre les mêmes déchirements .

    Pour connaître bien et de longue date les "mariés" .... je vois chez l’un le Fourneau, une réelle douleur humaine, la blessure d’une déconvenue , Je vois derrière une association qui se retire, la déception d’une aventure citoyenne de longue date.
    Il y a sur le devant de la scène les acteurs connus mais derrière eux , tous les " mordus " de la première heure, et tous ceux qui les ont rejoints , tous ceux que leur énergie a drainés, amis, bénévoles.... et je ne parle pas des spectateurs. La profondeur de leur déception me touche.

    Le fils des mariés, le FAR je le connais bien aussi il m’a fait naitre il y a vingt ans en tant qu’artiste dans le mondes des Arts de la Rue ...
    J’ai suivi la naissance de ses enfants le Mai des Arts... tout cela c’est une longue histoire où j’ai vu s’inscrire de belles pages pour le territoire.
    Le tuteur qu’est la Communauté de Commune a aujourd’hui d’autres vues pour son fils... je ne connais pas bien le tuteur, ni ses raisons profondes ...

    Le mariage est rompu... une page se tourne et la vie continue ...

    Alors je souhaite aux uns de guérir leur blessure et aux autres la chance d’aller vers d’autres aventures aussi riches ....

    Mais quel dommage !

    Valérie Grandmougin,
    Cie Schpouki Rolls

  • 3 février 2011 20:07, par Patrick Dordoigne

    Pour avoir présenté plusieurs spectacles au FAR avec les Alama’s, je voudrais saluer le public rencontré là , son accueil chaleureux , son regard exigeant et enthousiaste...juste dire que j’ai aimé jouer là, pour et avec lui !
    Pour avoir partagé de nombreuses aventures artistiques avec elle , je voudrais tirer un grand coup de chapeau à toute l ’équipe du fourneau . Pour son inventivité , son investissement , son professionnalisme , pour le travail accompli en direction de tous ces gens que je n ’aurais pas rencontré autrement, chapeau !
    Pour avoir lu le scénario des événements qui ont conduit à cette décision , je voudrai dire ma consternation face à l ’irresponsabilité de certains élus !
    J’ai déja vu, en d’autres circonstances, des élus prendre la mesure de leurs erreurs, tardivement , comprendre après coup ce qu ’ils avaient perdu... trop tard ! Tout ce temps , cette énergie , ce travail, quel aveuglement !
    Soyez sûrs que nous serons là pour réinventer ailleurs , autrement, de nouvelles aventures . Il suffit parfois juste de passer le pont !

    A bientôt
    Patrick Dordoigne

  • 3 février 2011 23:37, par Jean Raymond Jacob, directeur artistique de la compagnie Oposito et du (...)

    Le Moulin Fondu,
    Centre National des Arts de la Rue
    jeudi 3 février 2011, 23H46, temps maussade,

    Bonjour, bonsoir, et au revoir,
    Merci, merci, merci, Monsieur Yvon Hervé.

    En effet, Monsieur le Président, alors que certains de mes camarades de jeu vous houspillent, moi, Jean Raymond Jacob, directeur artistique de la compagnie Oposito et du Moulin Fondu Centre national des arts de la rue, je vous dis "merci" .
    Merci de nous prouver que nous avons raison de continuer à faire ce en quoi nous croyons.
    Car si des fois, nous serions tentés de nous endormir sur nos ouvrages, il y a des gens comme vous, pour nous rappeler que le monde auquel nous rêvons, un monde équitable où le gros n’écrase pas le faible, où l’homme politique serait un visionnaire, ce monde, quand on vous lit et vous entend, n’est pas prêt de connaitre son avènement .

    Comment pouvez vous vous tromper à ce point ?
    Comment pouvez vous nier l’histoire de cette manifestation, de l’équipe qui l’anime, de la démarche des artistes de rue et de la formidable adhésion du public ?

    Vous avez raison sur un point, il n’y a pas que de bons spectacles, mais pas plus et pas moins qu’ailleurs . Tout comme dans le milieu politique, Monsieur le président, il y a de mauvais acteurs, vous en êtes un échantillon. Chez nous, on dirait que vous êtes une erreur de casting, on vous attend à l’entrée du plateau à gauche, vous rentrez par la droite pour donner la réplique à la Reine mère initiatrice de cette mauvaise pièce, Madame Agnès Le Brun. Votre théâtre est triste, lourdingue, tout engoncé qu’il est dans une vieille France où règne l’immobilisme.

    Savez-vous pourquoi le monde bouge ? Parce qu’il n’écoute pas les gens comme vous.
    Depuis une trentaine d’années, nous avons fait le choix de porter le théâtre là où on ne l’attendait plus, dans la rue, inventant alors un rapport neuf au public. Aujourd’hui notre pratique artistique est regardée, interrogée par le reste du monde, nos meilleures équipes, petites ou grandes sont invitées aux quatre coins de la planète.

    Alors me diriez vous : "le FAR de Morlaix par rapport au reste du monde, qu’est ce que ça peut faire ?" C’est vrai, le théâtre de rue n’en mourra pas.
    Par contre vous privez une partie des citoyens de votre région du choix qu’ils faisaient de venir voir ses artistes et partager avec eux leur invention .
    Vous pourriez aussi me rétorquer que vous n’avez pas demandé à l’équipe du Fourneau de quitter les lieux, Monsieur le président, si vous avez une "idée de l’honneur", il en allait de la leur, plutôt que d’accepter votre marché de dupes.
    Certes, et à vous entendre, nous ne sommes que les bouffons du roi, mais des bouffons libres de choisir nos rois.

    Alors, sachez Monsieur le Président, que si vous avez fait tomber le rideau sur une histoire belle et sincère entre un public et des artistes, l’aventure du Fourneau et sa formidable équipe va continuer . Et je suis prêt à parier que demain, c’est de la leur dont on se souviendra.

    Jean Raymond Jacob
    Auteur , metteur en scène
    Chevalier des Arts et des Lettres

  • 4 février 2011 00:14, par Marc prevost

    De là ou je suis, en Aquitaine, le fourneau est un modèle...
    Un objectif à atteindre,..
    Je ne puis comprendre un tel cafouillage inepte !
    C’est un modèle dans sa programmation !
    C’est un modèle dans ses actions !
    C’est un modèle dans sa disponibilité outre ses frontières...

    C’est le fourneau via la liste rue qui m’informe professionnellement !
    C’est le fourneau qui héberge le site et la liste de la fédération des Arts de la Rue à laquelle j’adhère !
    C’est le fourneau qui a conçu le site de rue libre www.ruelibre.fr, Je considère donc que le berceau de Rue Libre est au fourneau !
    C’est le fourneau qui par ses réponses et ses adaptations du site www.ruelibre.fr ont rendu possible la participation institutionnelle de Pôle emploi à Rue libre en Aquitaine.

    Moi qui traite chaque jour d’emploi et d’emploi culturel, je mesure l’impact d’une telle équipe disponible et compétente, une vraie ressource pour les hommes de bonne volonté !

    Vive le fourneau, libre hélas, mais libre finalement !
    L’avenir vous appartient !

    Marc Prevost
    Pôle Emploi Spectacle de Bordeaux
    Organisateur de la rencontre des rues d’Aquitaine
    et agitateur de Rue Libre en Aquitaine

  • 4 février 2011 00:41, par Rémy Bovis

    "La culture coute cher, essayez l’ignorance",
    avait lancé Victor Hugo.

    Nous y revoilà. Là où on ne pouvait s’y attendre, sournoisement, sans préavis.
    Tout mon soutien et celui de la coopérative à toute l’équipe du FAR pour cette terrible et courageuse décision, pour le travail accompli avec exigence au cours des années.
    Alors que le pouvoir de droite ultra libérale et nationaliste nous lamine petit à petit, faudra t-il aussi se garder de celles et ceux qui se disent de gauche et agissent de même, avec les mêmes mots et les mêmes méthodes ?

    Rémy Bovis
    directeur de la coopérative De Rue et De Cirque, Paris

  • 4 février 2011 09:23, par cordyline

    Je ne suis que moi même .
    C’est l’inconnue de la rue qui a été émerveillée depuis les débuts des arts de la rue. Je ne savais pas, étant étrangère à ce milieu il y a 25 ans, qu’on pouvait permettre à des personnes qui n’auraient pu s’exprimer dans des théâtres conventionnels et étriqués ( et l on voit ce que cela donne à Morlaix ) d’exploser à ce point .
    Oposito et ses compères ont été mes premières vibrations intenses J’ai été fière de participer à l’un de ces spectacles à Plouigneau avec ma chorale, moi une dame toute ordinaire retraitée et tous les étés j’attendais cette période avec impatience.
    J’ai préféré l’époque des mercredis mais je pense qu’il est normal d’évoluer. J’ai été scotchée par les spectacles de musique classique sur vélo devant le théâtre et par toutes ces formes diverses et quelquefois étonnantes de spectacles. Mais il faut être dérangé quelquefois dans notre conformisme de tous les jours qui est si désespérant.
    Vraiment messieurs et dames élus ,vous nous désespérez par le niveau de nivellement culturel ou voulez que nous restions.

  • 4 février 2011 12:48, par Alain Beauchet / Caroline Selig

    Oh c’est vraiment ballot.

    Non mais c’est ballot de constater que les co-directeurs du Fourneau, par ailleurs anciens instituteurs, n’aient su apprendre à lire à leurs élus...
    Il est vrai que la richesse des écritures poétiques des artistes de rues peuvent être difficiles d’accès pour les élèves les moins doués en lecture, et qu’à Morlaix Communauté, le niveau des premiers de la classe est faible, mais tout de même...
    Ballot également qu’ils ne leur aient enseigné que les soustractions...
    Qu’ils n’aient su leur apprendre à rendre une copie propre et à ne pas raturer, comme des cochons, le travail entrepris en commun avec leurs petits camarades...

    L’éducation va mal.
    La culture aussi.

    Mais l’émancipation des individus passe bel et bien par l’éducation, le savoir, et la culture, fut-ce t-elle populaire.
    Accordons au Fourneau la réussite d’avoir su concerner un public, des citoyens, toujours complices et aussi divers que curieux.
    D’ailleurs, ce public du Mai et du Far, lui, sait très bien lire les esthétiques et compter entre les lignes.
    A suivre l’été prochain et plus tard dans les urnes.

    Notre compagnie est venue jouer deux fois à Morlaix.
    La première fois il avait commencé à pleuvoir fort à la moitié de la représentation.
    Le public est resté, et devant la semi-remorque était apparu un océan de cirés jaunes...
    Le seconde fois les gens qui ne se connaissaient pas pique-niquaient ensemble, se parlaient et s’échangeaient saucisson ou verre de vin.
    En revoyant les images vidéos de ces moments ou ces gens souriaient et étaient heureux d’avoir vécu collectivement un moment de partage et de lien, nous ne pouvons nous empêcher de ressentir une grande tristesse et une grande colère.

    Oui le savoir et la culture rassemblent et émancipent les hommes et les foules, et c’est peut être cela qui dérange aujourd’hui à Morlaix, comme ailleurs.

    Allez courage, on ronge son os et rebondit très vite.

    Alain Beauchet / Caroline Selig
    Compagnie Artonik ( Marseille)

  • 4 février 2011 12:51, par Cie Azimuts

    Pour nous artistes de l’autre bout de la France, le Fourneau et son action en pays de Morlaix était un modèle. L’onde de choc de cette nouvelle retentit fortement en région Lorraine pour beaucoup de compagnies et même d’élus et d’opérateurs culturels, et surtout pour nous qui sommes venus plusieurs fois avec bonheur.
    C’est dans ces tristes moments là qu’on mesure la notoriété et le rayonnement des actions du Fourneau. La rencontre si particulière avec le public breton reste gravée dans nos mémoires. Nous souhaitons de tout coeur que l’équipe du Fourneau rebondisse comme elle a toujours su le faire et qu’elle garde son énergie et son talent pour d’autres aventures.

    Michael
    Pour la Cie Azimuts et l’équipe des Branks venue au "Mai des arts" en 2010
    Basée rue du fourneau à Morley en Meuse (ça ne s’invente pas)

  • 4 février 2011 16:26, par Bruno

    On reste sans voix...
    Oui, sans voix, devant un tel manque de vision politique de ces élus... Pour être venu plusieurs fois au FAR, avec ou sans artistes d’Alsace, comme professionnel et comme "touriste", je peux témoigner de la belle image et du vrai contenu qu’avait cette ville grâce au FAR, pour le reste de la Bretagne sûrement, mais bien plus loin.
    On est nombreux à en rêver, de telles aventures, dans les rues de notre ville...
    Espérons que d’autres municipalités sauront la retrouver, la voie.
    Et que cette équipe de Morlaix Communauté en perde quelques-unes, de voix...

    Bruno De Beaufort

  • 5 février 2011 10:05, par Chtou

    Quand on sait tout le travail effectué par le Fourneau pour les Arts de la rue en Bretagne et en France, quand on sait la valeur du FAR pour les compagnies bretonnes qui y trouvent un lieu d’exposition professionnel privilégié sur leur propre territoire, quand on connaît le professionnalisme de l’équipe brestoise qui mène cet événement culturel toujours innovant et plébiscité par le public... on est atterré.
    On est révolté.
    On voudrait rendre plus évident encore aux yeux de Morlaix communauté ce privilège culturel que vit le public Morlaisien, cette chance d’avoir à leur porte le festival d’Arts de rue le plus à la pointe de la création de la région, porté par un CNAR dont la qualité et le travail sont indiscutés sur tout le territoire national.
    Est-ce donc que Morlaix communauté est sourd et aveugle ?
    Je ne le pense pas.
    J’aimerais donc bien savoir ce que ces attaques dissimulent, ce qu’elles préparent en vérité, en un mot quelle vision culturelle ces gens ont à nous proposer.
    Gageons qu’elle soit à l’image de leur capacité à concerter les acteurs culturels et à respecter les principes d’honnêteté qui fondent la démocratie : médiocre.

    Ohé le bateau des utopies et les marins rêveurs, la mer est grande, les oiseaux rient au ciel, et tant de territoires nous attendent...
    Quittons nos ports quand le vent se lève :
    L’aventure, ce n’est pas de dire "toujours", mais de dire "tout de suite !"

    Chtou
    comédien, metteur en scène, représentant de la Bretagne et administrateur au sein de la Fédération Nationale des Arts de la rue

  • 6 février 2011 01:22, par Luc Amoros

    Reipertswiller,
    01H19

    D’une certaine manière, vous avez, Michèle et Claude,manqué de discernement.
    Il aurait fallu vous méfier des élus d’une ville bretonne d’où l’on ne voit pas la mer. J’aurais pu vous le dire plus tôt mais le quasi antipode que je suis pour vous, invité par vous à présenter successivement tous mes spectacles de rue dans ce coin du Finistère, a toujours trouvé un peu ridicule d’effectuer un si long trajet pour poser ses tréteaux à quelques encablures seulement du vrai fini des terres, du vrai bord de la mer, pour finir, pendant toute la durée du FAR, par ne jamais la voir.

    Aussi vous suggéré-je, à vous que décidément ces élus du peuple ne méritent pas, de faire le chemin inverse et de venir, par chez nous, exercer vos talents magiques.

    Ce jour-là, peut-être, nous sera t’il donné de voir la mer en Alsace.

    Luc AMOROS,
    montreur d’ombres.

  • 7 février 2011 21:37, par Fred Fort

    Je me souviens que le Fourneau n’était pas encore le Fourneau,
    que le Far n’était pas le Far mais que Morlaix vibrait déjà sous l’impulsion d’une poignée d’irréductibles générateurs de bonheur dont vous connaissez tous les noms, puisque ce sont eux qui semé des grains de folie pendant des années.

    J’étais heureux de voir naître un grand espace d’art, de culture, de fête, de rencontre...

    Je n’imaginais pas le voir mourir un jour.

    Fred Fort

  • 8 février 2011 12:51, par Laurence Bloch - Cie Areski, Hors Champ Productions, Urban Tap et Théâtre (...)

    Bonjour,

    En tant que directrice de production de plusieurs compagnies, j’ai été particulièrement affectée d’apprendre le retrait des actions du Fourneau menées sur le territoire de la communauté de communes de Morlaix.
    Je suis surprise et troublée devant le non renouvellement de la convention liant le Fourneau à ses partenaires, c’était pour nous un bel outil de développement des arts de la rue sur la Bretagne.

    En effet, beaucoup de structures ont pu bénéficier de cette exposition prestigieuse et très professionnelle sans compter l’accueil public, aussi de nombreuses compagnies ont pu réussir à s’’ancrer sur d’autres territoires ruraux dépourvus grâce à l’apport des temps forts du Fourneau.

    Cette disparition annoncée sera un manque certain d’appui professionnel et public, à l’heure où le financement public se resserre, mettant les compagnies dans des équilibres financiers précaires.

    Cette région est "Terre de festivals". Ces événements participent à l’’attractivité du territoire et donc à son développement économique que la région/Pays reconnait à maintes reprises. C’est surtout un ralentissement à venir des initiatives artistiques émergentes sur l’’ensemble du territoire que va provoquer cette mesure.

    Nous, professionnels des Art de la rue et de la culture, réaffirmons que le Fourneau doit pouvoir continuer ses missions d’animation du territoire et d’intérêt général en faveur des arts de la rue et du spectacle vivant en Pays de Morlaix et rester en appui des artistes et compagnies qui composent le paysage artistique nationale.

    Laurence Bloch
    Compagnie Areski - Théâtre Bouches Décousues - Hors Champ Compagnie Urban Tap

  • 8 février 2011 15:24, par genevieve

    Merci à Luc Amoros et à sa troupe d’être venu jusqu’en Finistère pour nous offrir des spectacles d’une telle créativité et d’une telle qualité.
    Merci au Fourneau d’avoir voulu nous donner à voir et entendre ces spectacles. Il faudrait dire merci aussi à bien d’autres troupes et d’autres créateurs, venus d’ici ou de très loin, qui ont fait vivre notre ville et nourri nos imaginaires.
    Honte aux élus de Morlaix qui nous retirent une fête à laquelle nous étions si nombreux à prendre part,
    Honte aux élus de Morlaix Communauté qui cautionnent les ambitions d’un président versatile.

    Geneviève,
    une boulimique du FAR.

  • 8 février 2011 21:59, par Quéméneur

    Appel citoyen aux spectateurs du Far
    (festival des Arts dans la rue) et du Mai des arts

    La décision est tombée. le FAR et le Mai des Arts envolés !
    Une belle aventure écrite durant 24 ans de fête populaire.
    Et nous laisserions s’évaporer notre histoire sans un mot, sans un acte ?
    Non ! Les spectateurs du FAR ont besoin d’une dernière tranche de

    FAR ... Alors cette tranche mangeons là !
    Retrouvons-nous donc le Samedi 12 Février à 16 H 16, devant la mairie de Morlaix, avec un FAR cuisiné dans vos maisons.

    Créons une belle image collective pour tourner la clé du FAR et du mai des arts et la porter depuis la mairie vers un ailleurs plus prometteur !

    Fabienne Quéméneur

  • 9 février 2011 09:35, par Thierry LORENT pour la Cie ANNIBAL ET SES ELEPHANTS

    « Plus fort » crie le public à l’acteur timide.
    « Moins fort » ordonne le pouvoir à l’artiste téméraire !
    Extrait des Voeux de la Fédération Nationale des Arts de la Rue (Année 2010)

    Berceau ! Nous reviendrons...

    Nos créations " France visiteurs" ,"la Bête" et "les Misérables" sont passées dans ce berceau breton, nous avons joué plus de 500 représentations en France et à l’étranger (Ah la mauvaise qualité se répand Mr Yvon Hervé et Me Agnés Le Brun...)

    Bravo à l’équipe du Fourneau, ses " militant(e)s passionné(e)s " d’avoir créer les circonstances de cette rencontre sous un Viaduc ,dans un champs , à un rond point , à côté d’une rivière ,sur un trottoir... , sous la pluie ou le soleil avec ces 47000 spect ’acteurs .

    Bravo aux élu(e) de terrain lucides pour qui la démocratisation culturelle n’est pas une vaine action . Cette politique qui permet au plus grand nombre d’habitants, non seulement de se divertir, mais de s’émouvoir, de s’interroger sur notre monde pour mieux l’appréhender et vivre ensemble.

    Bravo à l’équipe du Fourneau, aux employé(e)s des services municipaux , aux technicien(ne)s , aux commerçant(e)s à nos voisin(ne)s d’un instant qui ont su créer les conditions d’accueil pour le "public-population" et les artistes, car la culture, Mr Yvon Hervé et Me Agnès Le Brun, reste un élément indiscutable de la problématique de la cohésion sociale.

    La politique culturelle de ces 28 communes de La Communauté de Morlaix étaient pour nous , artistes, un exemple. Nous colportions, en bons messagers dans les autres villes de France, cette aventure artistique singulière.... (diversité esthétique, diversité des publics,diversité des lieux, diversité des communes,partage des émotions et des réflexions...)

    Aujourd ’hui nous sommes tristes...
    mais nous ne resterons pas muets... Comme ils disent " Gardons le Cap"...

    PUBLIC DU PAYS DE MORLAIX ET DES ENVIRONS,
    A TRES BIENTOT CHEZ VOUS !

    Colombes le 7 Février 2011,
    Thierry LORENT
    Pour La compagnie Annibal et ses éléphants

  • 9 février 2011 12:02, par Philippe Violanti

    L’abandon d’un travail de terrain aussi respecté et reconnu interroge sur le fond quant à cette décision, si tant est que ce fond existe bien ici, si tant est qu’une réflexion ait bien été portée (quelle est-elle vraiment ?).

    Nos métiers sont utiles, nécessaires, heureux, efficaces pour la dynamique de toute collectivité, communauté de vie.

    Ce n’est pas du blabla. C’est un fait. Il n’est plus à prouver, mais il reste encore du chemin pour la pédagogie auprès de certains élus en retard de progrès sur ces questions.

    Philippe Violanti
    Acqua Viva Production ( Rennes)

  • 9 février 2011 16:38, par Dominique Houdart

    J’apporte tout le soutien de la SACD au Fourneau, en exprimant notre inquiétude quant au désengagement de certaines collectivités territoriales comme la ville de Morlaix et la Communauté d’Agglomération.
    Il devient urgent de créer un véritable observatoire du spectacle vivant, avec les chiffres réels, de créer un fonds d’aide pour pallier le retrait progressif de l’Etat et des collectivités, de supprimer le Conseil de la création de Monsieur Karmitz

    Dominique Houdart
    Administrateur SACD délégué aux Arts de la Rue

  • 9 février 2011 17:12, par Fred

    Au Fourneau et aux publics de Morlaix

    C’est un combat que vous avez mené, pied à pied,
    vous le Fourneau, les artistes, techniciens, collaborateurs, amis, publics,
    Faire entendre les arts de la rue dans cette région,
    Innover en matière de politique culturelle,
    Créer des ponts, des liens, des synergies, des amitiés, des perspectives, des espoirs.

    A l’heure de la frilosité ambiante, du sécuritarisme, du repli Chacun Pour Soi,
    Nous ne pouvons pas laisser faire l’agglomération de Morlaix sans nous rebiffer,
    Nous rebeller, ouvrir notre langue, soutenir par tous les moyens ce combat pour la création.

    Quelque soit notre position, CNAR, Compagnie conventionnée, petite compagnie, artiste, technicien,
    administrateur, diffuseur, public, amateur, cette attaque nous concerne tous.
    Demain, les élus qui gouvernent sans dessein et sans courage sacrifieront un autre territoire,
    Si nous les laissons faire, notre pays sera exsangue, aseptisé, sécurisé.
    Indignons nous
    Résistons.
    J’empreinte ces mots au CNR
    “Créer c’est résister, résister c’est créer”

    Frédéric Michelet
    Directeur artistique de la Compagnie CIA
    et du lieu de Fabrique Languedoc Roussillon l’Atelline

  • 9 février 2011 21:26, par Luc Kienzel , Cie Art Tout Chaud

    Bonjour à tous, retour à la maison,
    je peux prendre le temps d’amener ma part à la consternation partagée face à ce gâchis imbécile.

    J’imagine que c’est l’état le plus partagé par tous ceux et celles qui ont participé, comme artistes, professionnels du spectacles et de la cultures, spectateurs, festivaliers, curieux et curieuses d’évènements qui vous font voir et penser la vie, le monde, les gens, la ville et les villages autrement...
    C’est révoltant, comme l’est ce qui se passe en d’autres endroits, parfois plus anonymement, où d’un trait de plume, ou suite à une décision unilatérale d’un ceci ou d’un cela, ou parce qu’un robinet se ferme au nom d’une austérité budgétaire trop souvent partiale, on fout en l’air des années d’efforts pour faire partager un imaginaire un peu moins frelaté que celui que nous balance le tout venant médiatique et "évènementiel".
    Et de voir que même ceux que l’on croyait un peu plus à l’abri derrière un statut, un conventionnement, un label, ou autre, comme notamment le fourneau avec tout son parcours et son histoire, se voient contraints de jeter l’éponge sur une des manifestations les plus emblématiques de son action, ça fout vraiment les boules, c’est lamentable, l’époque est vraiment à chi...aler. C’est par où qu’on va à l’avenir ?

    Alors voilà, avec Art Tout Chaud, on est prêts à s’associer à tout mouvement, toute initiative de protestation et de tentative visant à faire revenir, même si cela paraît difficile dans l’immédiat, ces temps du Mai des arts et du Far. Proposition un peu dérisoire sans doute, expression en tous cas de notre solidarité, de notre attachement à ces moments d’émotions fortes, de rencontres et de partages avant, pendant et après les spectacles.

    On nous a piqué le far. Les clowns sont bien tristes aujourd’hui.

    Luc Kienzel
    Cie Art Tout Chaud ( Amiens)

  • 10 février 2011 16:41, par Bernard Bellot du SAMU

    Tout cela est bien désolant !
    Comment ne pas se souvenir de tous ces moments partagés.
    C’est à Morlaix que nous nous sommes rencontrés dans les années 80, puisque nous étions la première compagnie de rue programmée par feu Yvon Diraison votre prédécesseur, vous étiez venus nous filmer pour en discuter avec l’équipe du PLRK. Puis il y eut "la Tête et les Mains" "Grains de folie", le Relecq, Brest, Plougastel, L’innauguration du pont et enfin le Fourneau...
    Il serait temps qu’ils se réveillent ces élus ! Que le diable leur pardonne, ils ne savent pas ce qu’ils font !
    Mais c’est vous qui avez raison, tenez bon !
    On pense à vous ! Amitiés solidaires !

    Bernard Bellot
    Section Artistico Musicale d’Urgence ( 93 Pierrefitte sur Seine )

  • 11 février 2011 14:00, par Elise pour Cie Le Plus Petit Espace Possible

    ......c’est-à-dire que les mauvaises nouvelles arrivent nombreuses et de toute part, là Montélimar, là Morlaix, là Decazeville et bien d’autres : de minuscules infrastructures qui toilent le pays de milliers d’initiatives vivantes et culturelles et qui avouent ne plus pouvoir poursuivre leur programmation pour cette année : "venez ! mais on ne pourra malheureusement que vous proposer le chapeau", "nos subventions sont tellement réduites qu’on ne sait pas si on va pouvoir continuer", "il faut maintenant faire venir un camion de 12 tonnes pour tester les scènes en plein champ, alors vous comprenez, on préfère tout annuler ".....
    On a joué notre spectacle au FAR 2009, tout petit mais bien heureux de pouvoir s’exprimer à l’aune d’un festival reconnu des Arts de la rue.... et depuis notre Sud-Aveyron, à plusieurs acteurs culturels du cru, on prépare des journées pour sensibiliser nos élus à la nécessité de la vie artistique et culturelle. On s’empressera de leur montrer la désastreuse décision de décideurs Morlaisiens ...et ses conséquences !
    Bon courage à toute l’équipe et résistons !

    Elise
    pour la Cie Le Plus Petit Espace Possible

  • 13 février 2011 14:57, par Gérard Savoye

    Tout cela n’est qu’un jeu...
    Un jeu qui ressemblerait au poker. Un jeu fait pour ceux qui aiment mentir. Les joueurs sont assis autour d’une table, ils fument et boivent. La scène est faiblement éclairée. Agnès décide de diminuer sa mise et demande à son acolyte, Yvon, d’augmenter la sienne ; Michèle et Claude ont compris que les deux autres trichaient, alors ils se lèvent en faisant tomber la table. Les deux autres rient jaune, crient fort et affirment qu’ils trouveront bien d’autres partenaires qui accepteront de jouer avec eux...
    Leurs cris me réveillent, je me frotte les yeux. J’ai fait un cauchemar.
    Non, ce n’est pas possible de jouer avec notre argent à un jeu aussi stupide. Le FAR, c’était des moments de plaisirs partagés, de la poésie et de l’insolence. Tout cela n’a pas de prix.

    Gérard Savoye

  • 13 février 2011 18:21, par La Belle Image

    La lumière s’éteint sur le pays de Morlaix.
    Les arts se retirent tristement des rues alors que le public en redemande.

    Les élus de Morlaix s’inventeront une programmation estivale… Sans doute suivront-ils l’exemple de ceux qui, après de savants calculs, programment des spectacles rentables à haute valeur ajoutée.
    Saluons l’équipe du Fourneau qui se bat toujours pour que le rêve existe, pour que les arts de la rue continuent à surprendre et éveiller la population qui, quoi qu’on lui fasse dire, répond toujours présent (en attestent les forums mis en place par les journaux locaux).

    Continuez, continuons à défendre nos esthétiques, nos envies, notre créativité ! Le pays de Morlaix vient de perdre son âme artistique…

    Il nous reste le souvenir de très bons moments partagés avec le public morlaisien. Sûr qu’il saura suivre le Fourneau dans de nouvelles aventures hors de ses murs et ainsi montrer à sa municipalité qu’elle s’est trompée !

    La Belle Image

  • 13 février 2011 20:50, par Bernard

    Toute ma solidarité à l’équipe du Fourneau pour ce moment difficile
    Vous qui étiez si heureux de parler de cette belle aventure...
    Pourquoi tant de mépris des politiques...

    Bernard de T.T.T,
    qui souhaite avec vous continuer à croire à notre mission auprès du plus grand nombre.
    A trés bientôt....

  • 24 mars 2011 17:48, par rico

    bonjour,

    Je viens d’apprendre tout récemment la disparition du grand, très grand et délicieux F.A.R de Morlaix, j’en suis consterné.

    Je suis né à Morlaix il y a 35 ans et j’ai grandi avec le festival, et c’est une perte inqualifiable qui va laisser de vilaines cicatrices.

    Nos élus n’ont-ils pas d’enfants qui eux-mêmes ont des enfants ?? Je les plains ces élus qui ont oublié qu’ils ont été petiots eux-aussi, vous leur avez pourtant montré que l’on peut être sérieux sans se prendre au sérieux, et ça c’est bon !

    Je ne crois pas du tout à la raison financière de la suppression du F.A.R, c’est juste une pratique de fermeture car il y a de la peur chez ces gens là...

    J’aimerais entendre dire que tout n’est pas fini, qu’il y a encore un espoir de rencontrer des artistes dans les rues de Morlaix cet été...

    J’aimerais aussi savoir, concrètement, ce qu’il est possible de faire à ce jour pour vous aider...(mobilisations, pétitions...)

    Enfin je vous envoie beaucoup d’amour et bravo pour ce que vous faites et pour ce que vous êtes, et que l’aventure continue, les enfants.....

    Cordialement, Eric.

  • 30 juin 2011 15:30, par Jean-François

    Vacancier annuel et habituel du Pays de Morlaix,je découvre que cette année, ma famille et mes amis seront privés de FAR. Je le regrette. Comment vais je expliquer ça à mes enfants ?